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mardi 14 février 2012

Un mot de foot

La Coupe d'Afrique des Nations 2012 à livré son verdict : c'est la Zambie qui, contre toute attente, va ramener le trophée à la maison.

Je ne parle pas en tant que connaisseur et le football n'est pas ma passion (je suis plutôt équitation). Mais je suis, comme beaucoup, un téléspectateur intéressé qui regarde avec plaisir les grands matchs et les phases finales des tournois internationaux.

Je parle donc aujourd'hui foot pour exprimer mon malaise à l'écoute des commentaires de certains supporters et des médias francophones, dans leur ensemble. A l'issue du match, on a davantage pleuré le perdant du jour que célébré le vainqueur. Je trouve que cela manque pour le moins de fair-play. Cette finale a rappelé, s'il en était encore besoin, qu'un match de football, quelles que soient les équipes en présence, ne se gagne pas au premier coup de sifflet mais après le dernier.

La Côte-d'Ivoire, qui avait sans aucun doute une belle équipe bien soudée (et que je supportais pour l'occasion), a pêché par son excès d'assurance en étant convaincue, dès le début du tournoi, que la coupe était dans sa poche. La deuxième série des tirs aux buts a d'ailleurs montré l'impréparation de l'équipe pour une telle éventualité. Au bout des cinq premiers tireurs, on ne savait pas à qui était le tour! On a même pu noter tout au long du tournoi, une certaine arrogance de l'équipe, incarnée par l'omnipotent Didier Drogba. Cette arrogance ne s'est d'ailleurs pas démentie après le match : la Côte-d'Ivoire – qui est tout de même vice champion d'Afrique – estime qu'elle a raté sa CAN (alors qu'elle n'a encaissé aucun but et a prouvé qu'elle avait une bonne équipe) et donc qu'elle a échoué ! On peut donc être un "grand joueur" (il faut comprendre célèbre et grassement payé), être dans les meilleures équipes du monde et ne pas être un "grand champion". Ce dernier se reconnaît aussi à sa capacité à reconnaître et à saluer la victoire de l'adversaire.

Et pendant ce temps, le Mali accueillait triomphalement ses Aigles…donc modeste troisième.

Eliminer la Zambie d'entrée de jeu, c'est oublier la charge émotionnelle et la force psychologique qui a accompagné et motivé cette équipe dans son aventure gabonaise. Il faut se rappeler que la totalité de l'équipe zambienne avait été décimée dans un crash d'avion sur cette même terre gabonaise en 1993. Ils sont donc revenus à Libreville portés par la rage de vaincre, pour gagner et rendre hommage à leurs frères disparus. C'est aussi oublier que la Zambie avait battu aux tours précédents le Sénégal et le Ghana deux des favoris de départ, sur le papier. C'est enfin négliger que la Zambie a simplement, modestement et méthodiquement préparé son affaire, sans fanfaronner. Ils ont abordé le match avec sérieux, préparé la séance des tirs aux buts avec application et ont montré qu'ils s'étaient préparés à cette éventualité et entrainés en conséquence.

Bravo la Zambie, ainsi va le sport !

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