La funeste loi des séries de
l’instabilité politique et sociale en Afrique fait braquer des regards inquiets
sur votre pays depuis quelques mois, après les graves crises du Mali et de la
Centrafrique. Ces regards sont ceux des hommes et des femmes qui, en Afrique et
dans le reste du monde, aiment le Burkina Faso.
Dans
l’esprit de bien des gens, l’histoire – et sans doute aussi votre propre
habileté politique – vous a conféré une chance inespérée, celle d’avoir été
presque pardonné d’avoir effacé de la scène politique africaine l’un des
acteurs les plus prometteurs de la renaissance du continent : votre ami, votre
compagnon de lutte et frère d’arme, le président Thomas SANKARA. Croyez bien
que beaucoup de personnes ont encore du mal à s’en remettre, vous accordant,
malgré tout, le bénéfice du doute.
Vous vous
êtes accommodé de cette situation et avez tenu bon. Durant plus de 27 années,
vous avez fait ce que vous pouviez pour votre pays, avec les réussites qu’on
vous reconnaît et les échecs inhérents à toute œuvre humaine.
Vous avez
même gagné en sagesse et en reconnaissance, en devenant à plusieurs reprises
médiateur dans les crises qui ont secoué vos voisins (Togo, Côte-d’Ivoire,
Mali) et dont vous devez mesurer, mieux que personne, les conséquences
prévisibles et imprévisibles.
Au moment
où se pose à vous la question cruciale de votre avenir, le choix qui vous
incombe aujourd’hui se situe entre deux portes qui s’ouvrent : la
grande, celle qui vous permettra de préserver la paix sociale dans votre pays
et de l’ancrer dans la voie du progrès démocratique et économique, avec le mérite
et les honneurs qui vous seraient reconnus ; la petite, guidée par la
tentation de rester contre vents et marées, et les conséquences désastreuses
qui iraient avec.
Vous avez
l’occasion historique de montrer au monde votre amour pour le Faso, celui-là
même qui vous a conduit à sa tête, et qui devrait aujourd’hui encore guider
votre choix. Ne cédez pas aux appels des courtisans et autres assoiffés de
pouvoir qui vous « conseillent » de rester, en vous faisant croire
qu’après vous, ce sera le déluge. Vous avez encore sans doute tant à apporter à
votre pays et à l’Afrique, à d’autres niveaux de responsabilités. Ce n’est pas
seulement depuis le palais présidentiel que vous pouvez être utile.
Vous avez
pourtant eu des alertes, avec notamment la mutinerie de 2011 et la défection de
quelques membres éminents de votre parti ces dernières semaines, ou encore
cette ambiance délétère qui prévaut chez vous.
Il me
paraît dérisoire de vous citer ici les bons exemples (Nelson MANDELA, Julius NYERERE,
Alpha Omar KONARE, Léopold Sédar SENGHOR, Abdou DIOUF, Jerry RAWLINGS, etc.)
qui ont chacun connu une vie après celle de président ; et les mauvais,
bien plus nombreux, que leur entêtement a perdus.
Alors
réfléchissez et faites le bien…
Bien à
vous.
1 commentaire:
Bonjour Monsieur Hammou Haïdara!
C'est avec plaisir que j'ai découvert votre livre présenté au journal télévisé de 20 heures sur l'ORTM le 03/04/2015. il s'agissait de: "Les micro-entreprises en Afrique de l'Ouest : le développement par la petite porte".
Je suis Diadié Koné, Chef de Division Bibliothèque Nationale de la Direction nationale des bibliothèques et de la documentation (DNBD) du Mali.
Conformément à la loi N° 85-04/AN-RM du 11 février 1985 et au Décret N°72 / PG-RM du 14 mars 1985 instituant et organisant le dépôt légal en République du Mali, il est demandé à chaque écrivain, éditeur ou imprimeur maliens ou installés au Mali de déposer à la Bibliothèque Nationale du Mali 2 (deux) exemplaires de ses documents.
En tant qu'écrivain malien installé à l'étranger, je vous invite à nous faire parvenir 2 (deux) exemplaires de vos documents notamment "Les micro-entreprises en Afrique de l'Ouest : le développement par la petite porte".
Le déposant bénéficie d'une attestation de dépôt légal délivrée par le Chef de Division Bibliothèque Nationale.
L'adresse d'expédition du courrier est:
Monsieur Diadié Koné,
Chef de Division Bibliothèque Nationale,
Direction Nationale des Bibliothèques et de la Documentation,
BP E 4473, Tél. (223) 20 29 94 23, Fax : (223) 20 29 93 96
Email : dnbd@afribone.net.ml ; diadikone@yahoo.fr
Bamako,
République du Mali
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