Comme chaque
fois qu'un coup d'état militaire intervient en Afrique, les déclarations de
condamnation de principe se multiplient, sans jamais permettre un retour
immédiat à l'ordre constitutionnel. Elles émanent pourtant souvent de grands
pays (Etats Unis d'Amérique, France, etc.) ou de grandes institutions
internationales (ONU, Union Africaine, CEDEAO, UEMOA, etc.). Elles
s'accompagnent toujours de la suspension provisoire de l'aide internationale
pourtant précieuse pour le pays (Union Européenne, Banque Mondiale, Banque
Africaine de Développement, etc.).
Dans tous les cas de figures, les putschistes ont été sourds à ces condamnations et injonctions en jouant la montre, le pourrissement ou le tassement de la situation. Jamais ces condamnations n'ont permis de trouver une issue rapide à la situation. La peur de l'ingérence dans les affaires intérieures du pays étant souvent l'argument le plus avancé, ainsi que la peur de s'engager dans une opération à l'issue incertaine.
Une solution consensuelle existe pourtant, qui pourrait éviter des interventions militaires étrangères, avec leurs risques de tueries – dont les victimes seraient d'innocents citoyens – ou, plus grave, de guerre civile. Cette solution est de pénaliser les coups d'état militaires en rendant leurs auteurs passibles de poursuites de la Cour Pénale Internationale pour "Crime politique", avec circonstances aggravantes en cas de décès de militaires loyalistes ou de civils.
C'est la seule solution qui me semble adaptée à ce genre de situation. Elle présente des avantages certains : elle permet de contourner la question de l'ingérence car cette décision émanerait de fait de la plus haute instance mondiale qu'est l'ONU. Elle permet de pénaliser un acte qui s'est banalisé et dont les raisons sont parfois incompréhensibles et injustifiées, comme dans le cas actuel du Mali. Elle permet d'avertir et de dissuader les candidats potentiels à ce genre d'aventure.
Une telle initiative pourrait tout à fait être portée par l'Union Africaine, la CEDEAO ou l'un de leurs Etats membres à l'Assemblée Générale des Nations Unies, au nom de l'Afrique, et soutenue par les organisations de la société civile.
Dans tous les cas de figures, les putschistes ont été sourds à ces condamnations et injonctions en jouant la montre, le pourrissement ou le tassement de la situation. Jamais ces condamnations n'ont permis de trouver une issue rapide à la situation. La peur de l'ingérence dans les affaires intérieures du pays étant souvent l'argument le plus avancé, ainsi que la peur de s'engager dans une opération à l'issue incertaine.
Une solution consensuelle existe pourtant, qui pourrait éviter des interventions militaires étrangères, avec leurs risques de tueries – dont les victimes seraient d'innocents citoyens – ou, plus grave, de guerre civile. Cette solution est de pénaliser les coups d'état militaires en rendant leurs auteurs passibles de poursuites de la Cour Pénale Internationale pour "Crime politique", avec circonstances aggravantes en cas de décès de militaires loyalistes ou de civils.
C'est la seule solution qui me semble adaptée à ce genre de situation. Elle présente des avantages certains : elle permet de contourner la question de l'ingérence car cette décision émanerait de fait de la plus haute instance mondiale qu'est l'ONU. Elle permet de pénaliser un acte qui s'est banalisé et dont les raisons sont parfois incompréhensibles et injustifiées, comme dans le cas actuel du Mali. Elle permet d'avertir et de dissuader les candidats potentiels à ce genre d'aventure.
Une telle initiative pourrait tout à fait être portée par l'Union Africaine, la CEDEAO ou l'un de leurs Etats membres à l'Assemblée Générale des Nations Unies, au nom de l'Afrique, et soutenue par les organisations de la société civile.
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