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dimanche 13 janvier 2013

Et si les vrais ennemis étaient à l’intérieur ?



Il est de coutume, lorsque la stabilité ou l’intégrité d’un pays est menacée, de pointer la responsabilité des ennemies de l’extérieur, ces « étrangers qui s’en prennent à notre pays ». Le Mali ne déroge pas à cette tradition en accusant, à juste titre, les islamistes d’Ançar Dine, d’AQMI et du MUJAO, dont on sait qu’ils sont constitués pour l’essentiel de narcoterroristes venus d’ailleurs, avec l’insoutenable prétexte de l’Islam. Que ceux qui s’en prennent à notre pays viennent de l’étranger, bien qu’inacceptable, est somme toute compréhensible et notre Nation doit s’unir pour les combattre jusqu’au dernier, afin de restaurer notre sécurité, notre intégrité territoriale et l’aspiration de notre Peuple à vivre dans la paix, la démocratie et le développement.
En réalité, à y regarder de plus près, les vrais ennemis du Mali aujourd’hui sont quelques uns de ses fils et filles, un autre triptyque : MNLA, Sanogo, COPAM/MP22.
Le MNLA est coupable de s’être cru autorisé à prendre les armes pour revendiquer – sans légitimité ni représentativité – l’indépendance de « l’Azawad », en prétendant parler au nom des populations du Nord. Il s’est pour cela allié aux narcoterroristes en leur livrant les 2/3 de notre territoire sur un plateau.  Naïvement, il est aujourd’hui devenu le dindon de la farce, pour ne pas dire la dinde farcie de cette situation dans laquelle il a tout perdu : territoire et crédibilité.
Le capitaine Sanogo, le « De Gaulle du Mali » (rien que ça !) est coupable de nous avoir fait croire qu’il a « assumé ses responsabilités, en donnant à l’armée malienne les moyens de faire face à la situation du Nord ». Pour le moins, la situation est de pire en pire depuis son irruption (son imposture) sur la scène. Aujourd’hui où des combats font rage au centre du Mali, Sanogo aura t’il le courage de marcher sur Konna ou, comme c’est plus probable, rester à Kati où il a remplacé son lit de camp par un canapé de velours ?
Le COPAM/PM22, avec ses soit-disant démocrates, opportunistes qui ont pensé se faire une place sur le canapé de velours de Sanogo, sont coupables d’avoir soutenu dès les premières heures le coup d’état militaire. C’est le moment même où notre pays a besoin de son unité et où notre armée s’est enfin décidé à faire son boulot (combattre pour défendre la Nation) qu’ils ont choisi pour…manifester et réclamer la démission du Président par intérim et la tenue de palabres nationales dont on sait que le seul objectif est d’introniser leur Sanogo. Regardez un instant, ironie du sort, l’union sacrée de la classe politique française qui soutient unanimement l’intervention française décidée par le président François Hollande : ils nous démontrent qu’il y a un temps pour la politique et l’opposition, mais aussi un temps pour la responsabilité et l’unité face à l’adversité.
Ne nous y trompons donc pas, les vrais ennemis sont bien de chez nous et ils auront à en répondre. On s’occupera d’eux quand on en aura fini – sans eux – avec les ennemis de l’extérieur.

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