La crise que subit le Mali depuis
une année a montré, s’il en était encore besoin, la difficulté – voire
l’incapacité – des élites politiques africaines à prendre en main, seules, le
destin de notre Continent. Les partisans de la rhétorique « les affaires africaines doivent être réglées
en Afrique, par les africains » auront encore plus de mal à
convaincre…
Si l’on avait attendu que les
africains (y compris maliens) interviennent, le Mali ne serait aujourd’hui
qu’un champ d’expérimentation de la Charia, avec toutes les brimades,
privations et exactions qui vont avec ! Et s’appellerait peut-être Azawad…
On pourrait en dire autant de la République Centrafricaine dont le pouvoir en
place n’a dû son salut, tout comme le Mali, qu’à l’intervention française.
A l’issue de leurs innombrables et
interminables réunions, sommets (ordinaires et extraordinaires), rencontres de
haut niveau, missions de médiation ou de bons offices - en un mot palabres - ne
sortent que tergiversations, hésitations, déclarations de bonnes intensions et
condamnations de principe. La CEDEAO, tout comme l’Union Africaine, semblent
être atteints de « réunionnité aigüe ».
Nos chefs d’Etats et de Gouvernements montrent au reste du monde qu’ils n’ont
que la Palabre comme mode d’action. Pendant ce temps, les donneurs de leçons et
autres grincheux nous gavent de leur fierté de circonstance et de leur orgueil
mal placé, et nous ramènent à toutes les sauces le « néocolonialisme » et « l’interventionnisme »
de l’Occident.
Quand on ne se donne pas les
moyens de sa politique, on est bien obligé d’accepter la politique des moyens
des autres. En ce qui me concerne, j’accepte bien volontiers, et avec
soulagement, que la France soit intervenue au Mali et (en)traîné avec elle les "vaillants soldats des pays frères". J
1 commentaire:
Bon commentaire. Nous allons organiser une reunion de haut niveau pour mettre en place un comite de suivi charge de preparer une rencontre preliminaire devant degager les axes de reflexion necessaire a un seminaire extraordinaire qui va examiner les problemes que tu denonces.
Steph
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