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jeudi 8 mars 2012

Journée Internationale de la Femme : femmes au travail à Kampala

S'il y a des réalités qui ont la vie dure, le poids du travail qui pèse sur la femme rurale en Afrique de l'Ouest en est. Travaux champêtres, corvées ménagères, recherche d'eau ou de bois de chauffe, éducation des enfants, etc. Tout y passe. En ville par contre, à y regarder de près, la réalité est bien différente. Il y a encore ce qu'on peut appeler des travaux à prédominance masculine ou en tout cas réservés aux seuls hommes. Je me rappelle d'une femme conductrice de taxi brousse entre Bamako et Koulikoro qui était une vraie star – et même décorée pour cela – au Mali.
Je n'ai pas remarqué, en arrivant à Kampala qu'il existait, comme souvent en Afrique de l'Ouest, des métiers ou des activités réservées aux hommes ou à faible prédominance féminine. Ici, hommes et femmes exercent pratiquement les mêmes activités professionnelles.
Il n'est pas rare de voir des femmes, pelle à la main, curer les caniveaux. Impensable à Bamako ou à Dakar. Sur les chantiers de travaux publics ni la brouette, ni la pioche, ni la pelle ou la conduite des engins ne sont réservées aux seuls hommes. Je n'ai vu ça ni à Ouaga, ni à Cotonou, ni à Lomé. Dans les ateliers d'artisans (menuiserie, mécanique, chaudronnerie…), la présence des femmes est courante et banale. Pas comme à Niamey, Conakry ou Nouakchott. Dans les taxis, il est aussi normal de rencontrer un homme qu'une femme au volant. Ce pas le cas à Accra ou Abidjan. Et que dire des agences de sécurité, premier employeur ougandais, qui postent des femmes armées devant les banques, les supermarchés ou les administrations publiques. On ne compte même plus leur nombre dans la police ou l'armée.
Il ne fait aucun doute qu'elles s'en sortent bien. Faut-il y voir une explication à la hausse croissante de la classe moyenne ougandaise et de l'indépendance financière des femmes ici ? Surement.

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